


Pour sa 7ème édition, la cérémonie s’associe de nouveau cette année à l’un des festivals les plus ambitieux et les plus fréquentés en Europe : le très prestigieux Jazz à la Villette.
Les Victoires du Jazz, c’est l’unique événement télévisuel français exclusivement consacré à ce genre musical sur une chaîne nationale. On ne le répètera jamais assez : le jazz est un secteur marginalisé, qui souffre entre autres d'un relatif désintérêt médiatique, et notamment de la part de la télévision. En collaboration avec les professionnels de la filière et avec le soutien de France 3, les Victoires tâchent de changer cet état de fait. Notre mission ? Se faire l’écho du formidable dynamisme et de l’éclectisme de la scène jazz actuelle - artistes majeurs et jeunes talents -. Ces artistes, en compétition, ont été nommés par une Académie de 200 professionnels. Le palmarès sera dévoilé au cours de la soirée.
Présentées par Isabelle Giordano et Sébastien Vidal et réalisées par Air Productions dans les conditions du direct, les Victoires du Jazz 2009 seront retransmises le vendredi 4 septembre autour de minuit sur l’antenne nationale de France 3 et sur France Inter le dimanche 6 septembre de 23h à minuit (un « Ascenseur pour le jazz » de Julien Delli Fiori spécial Victoires).
L’académie des Victoires du Jazz est composée de 200 personnalités - des professionnels et mélomanes de tous horizons (directeurs de festivals, agents, producteurs, journalistes, enseignants, artistes…) qui ont pour dénominateurs communs l’amour du jazz et une connaissance de l’actualité du disque et des concerts. Suite au vote organisé, en deux tours, et après dépouillement sous contrôle d'huissier, trois nommés ont été retenus dans chacune des quatre catégories.
Cette année, l’équipe des Victoires du Jazz 2009 a souhaité impliquer davantage le public et les jazzfans, en créant le Prix du Public. Du 8 juillet au 9 août prochain, les internautes pourront voter sur notre site internet en choisissant leur artiste favori parmi les nommés 2009.

L’une des vocations de l’association des Victoires de la Musique est de mettre en lumière de jeunes talents pour les aider à devenir les grands noms de demain. Dans ce contexte, les Victoires du Jazz se sont rapprochées, depuis 2006, de Culture France et du Bureau Export de la Musique Française (deux acteurs majeurs de la promotion de la scène musicale française à l’étranger) pour aider et favoriser la promotion à l’export des artistes nommés dans la catégorie « Révélation instrumentale française » (Prix Frank Ténot). Depuis trois ans, de nombreux artistes révélation ont bénéficié des dispositifs d’aide et se sont fait les jeunes ambassadeurs du jazz tricolore à l’étranger, citons notamment Yaron Herman, Géraldine Laurent, Eric Legnini et Médéric Collignon… .
1959 : une année d’exception pour la planète jazz. Miles Davis tutoie les anges avec « Kind Of Blue », Dave Brubeck crée l’immortel Take Five pendant que Ray Charles caracole en tête des charts en chantant What’d I Say. De jeunes créateurs d’aujourd’hui (notamment le trompettiste et chanteur Médéric Collignon et la diva américaine Robin Mc Kelle, nouvelle égérie du label Blue Note) leur rendront hommage, à leur manière. Et à cette occasion, exceptionnellement, le générique des Victoires du Jazz (Blues March) change de ton et se met à l’heure de 59.

Avec les disparitions de Sidney Bechet et de Billie Holiday, c’est une page importante du jazz qui se tourne il y a un demi-siècle. Toute une époque. La voix bouleversante de Lady Day résonnera sur le plateau des Victoires. Et la mémoire du maestro créole - chouchou du public français d’après guerre, qui a tant popularisé auprès du grand public la musique qu’il avait vu naître – sera honorée par un de ses pairs, le jeune clarinettiste de la Nouvelle-Orléans Evan Christopher, accompagné par le beau trio de Pierre Christophe.

En 1959, Aldo Romano fête ses dix-huit ans. Ce fils d’émigrés italiens, qui deviendra bientôt un des batteurs européens les plus influents, n’a pas encore troqué sa guitare contre les fûts et baguettes. La conversion a lieu en 1961. Depuis, Aldo a été de tous les combats, de tous les répertoires. Avec les plus grands. Le seul musicien européen à avoir reçu le fameux JazzPar Prize (le Prix Nobel du jazz, en 2004) se devait bien d’être (enfin) couronné d’une Victoire d’honneur.

Aux Usa, comme en Europe, les jazzmen connaissent bien l’œuvre de la chanteuse et songwriter canadienne Joni Mitchell. Ils la respectent, comme l’une des leurs. Cet été, à Coutances, à Vienne, et bientôt à la Villette, la chanteuse Yael Naim rend un hommage haut en couleurs à l’icône folk des sixties, associée pour l’occasion à un all stars du jazz tricolore (dont Stéphane Belmondo et Eric Legnini). Les Victoires ne pouvaient passer à côté de cette rencontre et création pleine de promesses.
Autre hommage très attendu. Celui du groupe tricolore The Volunteered Slaves du saxophoniste Olivier Temime au « Roi de la Pop » disparu prématurément, Michaël Jackson. Le chanteur et danseur américain s’était fait connaître étant gamin avec les fameux The Jackson Five, un des fleurons du label Motown créé justement en 1959, par Berry Gordy.
Le jazz manouche a le vent en poupe, on le sait. Surtout en France. Dans la famille des « Django addicts », la bande de Caravan Palace a du plomb dans l’aile. Lookés façons Zazous, les paléo-punks des années 40, ils donnent le “la” d’une musique jubilatoire et frénétique, improbable charleston futuriste, dancefloor et mélodique. Le tango avait son Gotan Project, le swing jazz a son Caravan Palace.
La mémoire des grands disparus sera célébrée comme chaque année lors d'une séquence spéciale, qui réunira Sébastien Vidal (récitant) et le trompettiste Alex Tassel. Hommage commun haut en couleurs à ces figures de la famille du jazz tricolore et internationale qui ont tiré leur révérence dans l’année. On pense ainsi à Freddie Hubbard, Hank Crawford, David « Fathead » Newman, Albert Mangelsdorff, Bud Shank, Jean-Claude Forenbach, Blossom Dearie, Jimmy Gourley, Hiram Bullock, Louis Bellson, Sadi, mais aussi aux jazzfans biens connus qu’étaient William Claxton, Jerry Wexler, et Orlando « Cachaïto » Lopez.
