Eric LEGNINI TRIO
Après « Miss Soul » en 2005, puis « Big Boogaloo » l’année d’après, Eric Legnini enchaîne et sort « Trippin’ », ultime volet de sa « triologie », dédié à l’art du trio, du groove, avec la manière mais sans maniérisme. Le titre fait sens, référence à « Struttin’ », album anthem des Meters, le son de La Nouvelle-Orléans. L’identité, multiforme, de l’artiste Legnini (amateur de hip-hop et de swing, des folles seventies et des mixtapes des années 2000, du jazz virtuose et de la soul esthète) se dessine et prend forme avec ce disque « nucléaire », où il retourne aux sources du trio pour se projeter plus avant. Les quatre jours de studio n’ont pas été de trop pour prendre le temps de soigner les prises, de placer les micros, de tester les amplis. En clair, d’affirmer le parti-pris sur le son « old school », d’affiner l’influence du hip-hop pour celui passe désormais des heures derrière les consoles. « Trippin’ », un disque en forme de boucle, une boucle en forme de sphère, c’est-à-dire ouverte vers l’avenir. Nul doute que, tout en refermant ce chapitre de sa vie, Eric Legnini écrit déjà les premières lignes d’une nouvelle page, qui annoncent des lendemains en chantier, enchantés ?
Album « Trippin’ » (B Flat/Discograph)
Extrait : Trippin’ (E.Legnini)